La Bourse de Paris reste prudente après les réunions de l’Opep et la BCE

La Bourse de Paris a terminé en légère baisse jeudi (-0,21%), pénalisée par le secteur pétrolier, tout en étant peu surprise par les réunions de l’Opep et de la Banque centrale européenne.

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La Bourse de Paris a terminé en légère baisse jeudi (-0,21%), pénalisée par le secteur pétrolier, tout en étant peu surprise par les réunions de l’Opep et de la Banque centrale européenne.

L’indice CAC 40 a perdu 9,39 points, à 4.466,00 points, dans un volume d’échanges limité de 2,8 milliards d’euros. La veille, il avait perdu 0,67%. Le marché parisien a débuté la séance à l’équilibre avant de faiblir dans l’après-midi pendant les réunions de l’Opep et de la BCE.

«Ces deux rendez-vous ont été conformes aux attentes, à savoir que rien de nouveau n’a été décidé», résume Alexandre Baradez, analyste chez I

G France.

Par conséquent, «le marché a eu une phase de déception mais ne fait pas pour autant preuve de beaucoup d’inquiétudes», souligne-t-il.

Le marché a suivi la baisse des cours du brut, alors que les ministres du pétrole de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) se sont réunis à Vienne, sans décider une rééquilibrage du marché mondial.

L’Opep n’a fait mention d’aucun nouveau plafond de production, estimant que le niveau actuel de production du cartel était jugé «raisonnable» par le marché.

«La réunion s’est un peu mieux passée que la précédence mais aucune décision n’a été prise, ce qui entraîne une baisse des prix du pétrole vers 48 dollars à New York», selon M. Baradez.

De son côté, la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) n’a réservé aucune surprise en maintenant en l’état ses mesures de soutien à l’économie.

La BCE a révisé à la hausse ses prévisions de croissance et d’inflation pour la zone euro cette année, prenant acte d’un léger éclaircissement de l’environnement macro-économique, tout en n’excluant aucun scénario sur le Brexit.

Son président Mario Draghi «a maintenu un discours accommodant mais a envoyé le signal selon lequel la BCE ne devrait pas accentuer son soutien à l’économie à moins d’une très forte dégradation», selon l’analyste.

Les investisseurs vont s’en remettre désormais à l’actual

ité outre-Atlantique avec la publication très attendue vendredi de l’emploi américain.

Parmi les valeurs, le secteur pétrolier ont tiré le marché vers le bas, à l’image de Technip (-1,97% à 48,50 euros) et Total (-1,60% à 42,34 euros).

En revanche, Capgemini a progressé (+3,29% à 87,82 euros) grâce à une note positive du courtier Exane-BNP Paribas, confiant dans les perspectives du groupe.

ArcelorMittal a engrangé 5,08% à 4,51 euros. Le groupe a suspendu indéfiniment l’agrandissement de sa mine de fer du Mont-Wright, dans le nord du Québec, un projet de plusieurs centaines de millions de dollars.

JCDecaux a pris 0,37% à 36,9

2 euros après avoir décidé «de ne pas poursuivre» son projet d’acquisition du groupe Metrobus auprès de Publicis (+0,86% à 65,63 euros), jugeant «trop importantes» les concessions réclamées par l’Autorité de la concurrence pour autoriser la transaction

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